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Test du SkypePhone DECT Netgear SPH-200D
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Ancien 1 May 2007, 16h11
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Test du SkypePhone DECT Netgear SPH-200D

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Il y a quelques mois, nous testions le premier téléphone Skype de Netgear, le SPH-101, qui nous avait plutôt convaincu même s'il manquait de fonctionnalités additionnelles pour justifier son prix élevé.
Le SPH nous revient aujourd'hui dans une nouvelle version, le SPH-200D, que nous avons testé pour vous.



Présentation

Comme pour le SPH-101, le packaging est de bonne facture, chaque élément contenu dans la boîte étant bien callé dans une structure en carton moulé. Pas de crainte donc en cas de transport par voie postale.




Contrairement au SPH-101 qui n'était qu'un téléphone Skype, le SPH-200D est aussi un téléphone pour ligne analogique classique, utilisant la norme DECT pour la liaison sans fil. Dans la boîte, on retrouve donc une station d'émission-réception DECT en plus du combiné et de sa base de recharge. Ce bloc se raccorde directement à votre prise murale (le câble est fourni, ainsi que de adaptateurs pour différents types de prises) et à votre modem/routeur via un câble RJ-45 (fourni également).
Sur la station, on retrouve l'habituel bouton commandant la sonnerie du combiné, pratique lorsque celui-ci est enfui sous le désordre du bureau
Le combiné est similaire à celui du SPH-101 du point de vue du design, mais est nettement plus long, tout en restant largement dans la moyenne des téléphones DECT. Sur le côté, on retrouve une prise jack (2,5 mm) pour raccorder un kit oreillette, tandis que la prise USB a disparu : le SPH-200D se met à jour directement via Internet, sans passer par un ordinateur.
Le clavier est confortable à utiliser et rétro éclairé (vert). En plus des touches habituelles, il propose trois touches de fonctions : « intercom » (pour appeler un autre combiné, à acheter séparément sous la référence SPH-150D), « mute » (pour couper le micro) et « speaker » pour activer le mode main-libre. Le joystick de navigation cède sa place à un gros bouton multidirectionnel, bien plus aisé à manipuler.


Dernier changement : le SPH-200D abandonne la batterie au profit de deux piles AAA rechargeable. Une solution économiquement intéressante lorsque la batterie arrive en fin de vie, mais aussi très pratique lorsqu'il faut effectuer un appel en urgence alors que la batterie est vide : un simple jeu de pile pourra palier au manque d'énergie.
Pour l'instant, Netgear fait un sans faute : le SPH-200D est en progrès par rapport à son grand frère, à l'exception de la taille qui pourrait être gênante pour un téléphone mobile, mais nous verrons que ce n'est finalement pas un problème... A la rigeur, on pourrait toutefois reprocher les choix de Netgear en matière de station : alors que la plupart des téléphones DECT se contentent d'une station de transmission et de recharge, le SPH-200D est équipée d'une station de transmission et d'une station de recharge, ce qui nécessitera donc deux prises électriques et multipliera les câbles... Dommage pour un téléphone sans-fil


Mise en route

À la mise en route, le SPH-200D est toujours rapide, bien plus qu'un SPV C600 (GSM) et au même niveau qu'un Siemens Gigaset S450 (DECT).


Par contre, mauvaise surprise : à l'allumage, alors que je n'avais pas branché la station DECT dans un premier temps, le téléphone ne reconnaît aucun de mes réseaux Wi-Fi. Et pour cause ! Après relecture des caractéristiques, je constate qu'il n'est nulle part fait mention d'une compatibilité Wi-Fi. Eh oui, alors que le SPH-101 était un véritable mobile, le SPH-200D n'est qu'un simple sans-fil, comme tous les téléphones DECT. Dommage !


Utilisation

Une fois la station DECT branchée, tout va mieux. Le téléphone détecte la base et s'y connecte sans broncher, rendant alors son utilisation plus simple que celle du SPH-101, puisqu'il n'est plus nécessaire de configurer la connexion Wi-Fi.


Dès lors, le téléphone est utilisable pour des communications via la ligne fixe. Pour l'utilisation de Skype, une étape de configuration supplémentaire est nécessaire, mais elle est extrêmement simple, puisque vous n'avez qu'à entrer vos identifiants Skype.
A partir de là, tout est d'une simplicité exemplaire. Pour appeler une ligne fixe, il vous suffit de composer le numéro, et le téléphone vous demandera automatiquement si vous voulez appeler via SkypeOut ou directement via votre ligne fixe. Pour les contacts Skype, il vous suffit de les sélectionner dans votre liste de contacts puis d'appuyer sur le bouton vert pour lancer la communication.


Pour les utilisateurs exigeants, le SPH-200D propose de nombreuses options de configuration, liées à votre compte Skype ou au fonctionnement du téléphone (sonneries, mise en veille...) et, contrairement au SPH-101, le SPH-200D parle français dans ses menus.
Par contre, comme avec le SPH-101, on est déçu de ne pas avoir la possibilité d'envoyer des messages texte.


Dernier petit détail, lorsque le téléphone est en veille, le rétro-éclairage diminue d'intensité mais ne s'arrête pas complètement. Ce n'est pas grand-chose, mais ça pourrait gêner ceux qui dorment à proximité de leur téléphone.


Performances

La qualité du son était l'un des points forts du SPH-101, il en est de même sur le SPH-200D qui me semble un poil meilleur que mon Siemens S450.

La portée de la borne DECT est également tout a fait correcte, j'ai pu sortir de mon immeuble (où j'occupe un appartement au premier étage), traverser ma rue (à sens unique) et rentrer dans le hall de l'immeuble d'en face sans perdre la communication et sans baisse notable de la qualité audio. Le SPH-101 n'était pas arrivé aussi loin, mais avait l'avantage d'utiliser une connexion Wi-Fi, et donc d'être indépendant de sa base : où que vous soyiez, la présence d'un hot-spot ouvert suffisait à téléphoner.


Autonomie et encombrement

Les deux piles AAA de 750 mAh offrent au SPH-200D une autonomie très correcte : de l'ordre de quatre jours en veille et de 7-8h en communication. Sur ce point, il est dommage que le rétro-éclairage de l'écran ne puisse pas être totalement désactivé, ce qui aurait permis de gagner encore un peu en autonomie.
La recharge complète prend pour sa part entre 4 et 5h.

Comme nous le disions au début de cet article, ce nouveau modèle est bien plus encombrant que le SPH-101. En pratique, ce n'est pas vraiment préjudiciable : dans la mesure où il ne s'agit que d'un téléphone sans-fil et non pas d'un téléphone mobile, le critère de la taille devient moins important que le critère du design, et le SPH-200D reste d'ailleurs un rien plus compact que mon Siemens S450.


Prix et coût de revient

Comme son prédécesseur, le SPH-200D est plutôt onéreux. À 160€ le téléphone, il est réservé aux très gros consommateurs, ou aux amateurs de gadgets dernier cri. À titre de comparaison, le Siemens S450 se trouve à moins de 60€ dans sa version de base et à moins de 100€ dans sa version équipée pour la téléphonie IP (via le réseau Yahoo), ou sa version avec répondeur.
Ce sont donc près de 100€ qui devront être amortis sur vos communications !
Alors que le SPH-101 pouvait compenser ce défaut par sa mobilité, surtout pour les voyageurs, le SPH-200D peine à justifier son prix...


Conclusion

Même s'il corrige certains des défauts de son prédécesseur, le SPH-200D n'est pas encore parfait. Son principal défaut est bien sûr l'absence du Wi-Fi, qui fait perdre une grande partie de l'intérêt de ce téléphone.
Par ailleurs, comme l'absence de Wi-Fi le cantonne à un usage domestique, on peut regretter le design qui manquera de discrétion dans un salon, par rapport aux design sobres et dans des tons sombres qu'on retrouve sur la plupart des combinés DECT.

Au final, on peut se demander à qui se destine vraiment ce téléphone. Pour les particuliers, il semble trop onéreux par rapport à la consommation moyenne de monsieur tout le monde. Pour les entreprises, qui pourraient amortir le coût grâce à leur forte consommation, le téléphone manque de fonctionnalités avancées, ne supporte pas les lignes numériques, et surtout, est limité à Skype, système de VoIP qui n'est – et de loin – pas le plus coté auprès des entreprises. Bref, un appareil qui navigue entre deux eaux et qui risque d'avoir du mal à trouver son public, même s'il est techniquement au point.

Points forts :
- Très simple d'utilisation
- Très bonne autonomie
- Excellente qualité audio
- Bonne portée du signal

Points faibles :
- Prix
- Pas de messages texte
- Pas de Wi-Fi
- Uniquement Skype
- Deux bases


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Site officiel de Netgear France

Dernière édition par Benjy ; 1 May 2007 à 16h20.
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