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Ancien 26 May 2008, 21h48
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Test de l'ensemble clavier/souris Microsoft Wireless Laser Desktop 7000

Dans le secteur des ensembles clavier/souris sans-fil, le haut de gamme se résume globalement à un duel entre deux acteurs historiques : Logitech et Microsoft. Rares sont ceux qui ont réussi à s'interposer entre ce duo. Aujourd'hui, nous testons à nouveau un ensemble Microsoft, le Wireless Laser Desktop 7000, qui confirme encore une fois la bonne position de Microsoft sur ce marché.


Présentation




Le kit est livré dans une boîte en carton aux couleurs habituelles des produits Microsoft Hardware, avec deux fenêtres en plastique : l'une, habituelle, pour laisser apparaître la souris Wireless Laser Mouse 7000, l'autre pour permettre de voir le coin supérieur gauche du clavier Wireless Laser Keyboard 7000.


Dans la boîte, on trouve, en plus du clavier et de la souris, une station de rechargement pour la souris, une alimentation secteur pour la station de rechargement, un dongle radio USB, deux pieds pour le clavier, un CD d'installation, un manuel, un contrat de garantie, deux piles AA non rechargeables pour le clavier et une pile AAA NiMH rechargeable de 1000 mAh pour la souris.


Le clavier Wireless Laser Keyboard 7000


En haut, Logitech S510 pour comparaison

Comme souvent dans les kits haut de gamme de Microsoft, le design est particulièrement réussi, à la fois sobre et moderne. Le corps du clavier est noir laqué, entouré d'un liseré chromé et d'une bordure noire translucide, censée rappeler l'interface Aero de Windows Vista. Le repose-poignets est en plastique doux, similaire à celui utilisé d'habitude par Logitech sur ses souris et très agréable au toucher. Le pavé alphanumérique est légèrement courbé, mais pas de panique, on s'y habitue très vite, et au bout de quelques heures les fautes de frappe du début ne sont plus qu'un lointain souvenir. Les touches ont une course raccourcie, mais un poil plus longue que celle des touches d'ordinateurs portables. Là aussi, on peut faire l'analogie avec Logitech, dont les kits S510 et S530 utilisent un clavier dont les touches ont une course intermédiaire entre la course standard et la course des portables. La comparaison s'arrête là : bien que grand consommateur de produits Logitech, je ne peux que saluer la qualité de la frappe du WLK 7000, bien meilleure que celle de mon S510, et même de mon ancien diNovo premier du nom. Par ailleurs, contrairement à Logitech, Microsoft conserve une disposition standard pour les touches fléchées et les touches Insér./Suppr./Début/Fin/Page Suiv./Page Préc.

Au dessus du pavé alpha numérique, on trouve bien sûr les habituelles touches de fonction, mais espacées régulièrement au lieu d'être groupées par 4. Là encore, un petit temps d'adaptation sera nécessaire. Chacune de ces touches arbore une icône correspondant à sa fonction « avancée », tandis que les numéros des touches sont inscrits au-dessus de celles-ci. A droite de la touche F12, la touche « Verr. F » permet de basculer entre les fonctions avancées.
Comme la plupart des claviers haut de gamme, le WLK 7000 propose également des touches supplémentaires. Elles sont ici au nombre de 17 : contrôle du zoom, accès aux répertoires Documents et Images, retour arrière, page d'accueil, mail, Windows Live Call, réglage du volume, contrôles de lecture, Windows Media Player, Gadgets et calculatrice.

En plus de toutes ces fonctions habituelles, le WLK 7000 propose quelques nouveautés : la touche « Démarrer » de droite est remplacée par une touche activant le Flip 3D d'Aero, les touches du pavé alpha numérique ont un marquage supplémentaire indiquant les raccourcis couramment associés à ces lettres (Annuler sous Z, Enregistrer sous S, Copier sous S, etc...), et les pieds permettant de surélever le clavier ne sont pas rétractables, mais carrément amovibles, afin de pouvoir être placés à l'arrière du clavier ou à l'avant. Si cette dernière position peut sembler assez inhabituelle, elle résulte en fait du travail des ergonomes : le clavier se retrouve ainsi légèrement incliné vers l'arrière, ce qui permet une position plus naturelle des mains. Sceptique au premier abord, j'adhère totalement à ce concept très confortable. Il n'y a que dans Trackmania que j'ai trouvé la position habituelle plus confortable, les touches flèchées étant un peu trop hautes lorsque les pieds sont à l'avant.

Enfin, il y a trois « touches » supplémentaires qui n'ont pas de fonction par défaut. Situées sur la bordure translucide, elles ont la particularité d'être tactiles, un petit bruit de clic confirmant leur utilisation. A l'usage, elles s'avèrent beaucoup moins gênantes que celles des WED 7000 et 8000. En effet, sur ces deux kits, les touches tactiles étaient extrêmement sensibles, et sans retour auditif. Ici, en plus du retour auditif confirmant l'activation de la touche, Microsoft a réduit la sensibilité, la touche ne s'activant que quand elle est pressée pendant au moins quelques dixièmes des secondes. Elles pourront donc s'utiliser comme touches de raccourci pour le lancement de programmes sans trop de risques de lancement accidentel.

La liaison sans fil est de bonne facture, nous n'avons constaté quasiment aucun blocage au cours de nos tests.


La souris Wireless Maser Mouse 7000


LX700 du S510 à gauche, MX Revolution à droite

Au premier coup d'oeil, la WLM 7000 surprend pour une souris Microsoft... En effet, contrairement à la majorité des souris Microsoft, la WLM 7000 n'est pas ambidextre, et en la voyant on ne peut s'empêcher de penser aux fameuses MX500 et 600 de Logitech, dont la WLM 7000 semble reprendre les grandes lignes. On a donc droit à une souris « profilée », avec un large espace pour le pouce sur la gauche et un autre sur le flanc droit pour l'annulaire et l'auriculaire. Ces deux espaces sont réalisés dans le même plastique doux que le repose poignets du clavier. Pour mieux s'assortir avec le WLK 7000, la WLM 7000 arbore elle aussi un liseré chromé autour de sa base et entre le dessus et le flanc gauche. Au niveau des boutons, rien d'exceptionnel, mais c'est largement suffisant : un bouton gauche, un bouton droit, une molette multidirectionnelle cliquable, deux boutons sur le flanc gauche et un interrupteur on/off sous la souris. Par défaut, le clic sur la molette active le Flip 3D, tandis que l'un des deux boutons du flanc gauche lance une loupe, l'autre bouton servant à la fonction retour arrière du navigateur. Les boutons sont bien entendu entièrement personnalisables.

A l'usage, la WLM 7000 est confortable, mais n'atteint tout de même pas le niveau d'une MX. D'abord, parce que Microsoft a voulu la rendre trop ergonomique : le flanc droit comporte deux encoches censées accueillir l'annulaire et l'auriculaire, mais elles sont loin d'être adaptées à toutes les tailles de main, tandis que le plastique doux utilisé pour les flancs n'est pas assez caoutchouteux : quand on veut soulever la souris, elle a tendance à glisser et à ne pas tenir en main. Ensuite, il y a la molette non crantée. Certains aiment, certains détestent. Je fais partie de la seconde catégorie. De plus, celle-ci à tendance à tourner trop facilement, presque autant que celle de la MX Revolution en mode roue libre, l'inertie en moins puisqu'elle n'est pas métallique. Enfin, les patins de la souris sont trop rugueux, rendant la glisse moins souple et plus bruyante.

D'un point de vue plus technique, la souris s'en sort par contre haut la main. Le capteur est précis, les mouvements sont fluides, la liaison radio est stable, sans décrochages. Bien qu'elle n'utilise qu'une seule pile, la souris n'est pas trop légère, laissant supposer que Microsoft a placé un peu de lest dans la souris.


Les pilotes

Les pilotes se décomposent en deux parties : IntelliType Pro pour le clavier et IntelliPoint pour la souris. Ils sont fournis pour Windows XP, Vista et Mac OS X. Sous Windows, les pilotes ajoutent des onglets dans les applets Clavier et Souris du panneau de configuration. L'installation est par contre assez inhabituelle : il faut renseigner manuellement la référence du clavier et celle de la souris, le pilote étant visiblement incapable d'identifier lui-même le matériel.

Les pilotes sont globalement de bonne qualité et sont particulièrement peu gourmands en mémoire (sous Vista, 728 Ko pour la souris et 404 Ko pour le clavier) par rapports aux SetPoint de Logitech. L'interface est aussi plus sobre et plus claire. Par contre, alors que les pilotes SetPoint s'installent sans problème en présence des drivers IntelliType et IntelliPoint, l'inverse n'est pas vrai : les pilotes Microsoft refusent catégoriquement de s'installer tant que les pilotes Logitech n'ont pas été désinstallés ! Gênant quand on veut combiner l'excellent clavier Microsoft avec une souris Logitech, et quasiment inadmissible quand on constate qu'en fait les deux pilotes cohabitent sans problème...




Pour le clavier, on a droit à deux onglets : un premier pour la configuration des touches de raccourcis et un second pour la configuration de la fonction zoom.
La configuration des touches de raccourci est très complète, et permet même de configurer certaines touches standards. Ainsi, il sera par exemple possible de désactiver la touche Démarrer (pratique pour certains jeux) ou la touche de verrouillage majuscule.






Pour la souris, ce sont trois nouveaux onglets qui s'offrent à nous. Un premier pour le paramétrage des boutons de la souris, un second pour le défilement et un dernier qui donne des informations sur l'état de la batterie et du signal radio.


Parmi les fonctionnalités proposées pour les boutons de la souris, il y'en a une baptisée « Vue simultanée » et très similaire à la fonction « Exposé » de Mac OS X : des miniatures de toutes les fenêtres s'affichent en simultané et il n'y a qu'à cliquer sur l'une d'elles pour passer la fenêtre au premier plan.

Comme vous pouvez le voir sur notre capture d'écran, cette fonction a par contre quelques difficultés avec le mode bi-écran de Windows : tout s'affiche sur le premier écran, avec en arrière-plan un bureau « écrasé » en largeur pour rentrer intégralement sur le premier écran... Ce n'est pas la première fois que l'on constate des grosses limitations en mode bi-écran avec des logiciels Microsoft (y compris Windows lui-même...), il serait grand temps que Microsoft rattrape la concurrence sur ce point. En attendant, les amateurs d'Exposé pourront se rabattre sur le freeware MyExposé, qui fonctionne bien mieux que la solution Microsoft...


Conclusion

Sur le plan du clavier, ce kit est incontestablement parmi les meilleurs que j'ai eus entre les mains. Silencieux, confortable, esthétique... le WLK 7000 a tout pour plaire, et à moins que vous soyez particulièrement difficile, il ne devrait pas vous décevoir.
La souris m'a par contre laissé sur ma faim. Pour un kit vendu 100€, on serait en effet en droit d'espérer avoir à faire moins de compromis sur la souris... On appréciera tout de même le fait qu'elle fonctionne avec des piles standard et non une batterie propriétaire, difficile à remplacer.
Enfin, les pilotes méritent un carton rouge. Ils ont beau être d'excellente facture, le fait qu'ils ne soient pas capables de détecter automatiquement le matériel est assez surprenant à l'heure du plug-n-play, et surtout, l'obligation de désinstaller les pilotes Logitech alors qu'il n'y a apparemment aucune incompatibilité en pratique est à la limite de l'inacceptable !


Liens utiles
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Site officiel de Microsoft Hardware France

Dernière édition par Benjy ; 10 November 2008 à 15h10.
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